La presse
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La Provence
le 14-07-2010
Entre arrangements jazzy, références felliniennes subliminales, clins d'oeil à Dubout et rythme digne de la commedia dell'arte la plus échevelée, le spectacle laisse le public étourdi, séduit aussi par une distribution brillante.

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La Marseillaise
le 02-08-2008
Quelle pêche ils ont ces Carboni ! Quels talents multiples et complets ! Ils jouent avec bonheur, chantent avec tendresse, mêlent le comique et l'émotion, exécutent de très bonnes musiques, sollicitent un public conquis... nous font passer deux merveilleuses heures.

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L'Humanité
le 18-07-2008
Tout ce petit monde en tricot de corps blanc, visages poudrés, se joue des tours pendables et risibles à la fois, sous ces regards de femmes à la langue bien pendue qui ne sont pas en reste de malices.

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La Marseillaise
le 14-06-2008
Le spectacle [...] est épatant d’invention et de générosité, avec des comédiens-chanteurs-musiciens qui, chose rare, s’amusent autant que le public en investissant les moindres recoins d’une Posada qui, décidément, bouleverse vraiment le rapport acteurs-spectateurs.

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Les Carboni Un de la Canebière <img src="/familles_photos/un-de-la-canebiere_1.jpg" />

Tout s’agite, et se bouscule au Vallon des Auffes. Pour séduire Francine et Malou, Toinet et Girelle, deux jeunes pêcheurs, se sont dit propriétaires d’une usine de sardines à l’huile, « celle là, là haut sur la colline »…Associés à leur camarade Pénible, lui-même amoureux de Margot la protectrice des deux jeunes premières, les trois compères tentent d’aller au bout de leur « petit » mensonge ... Toinet, le patron, grand séducteur, c’est le Don Juan du Vallon des Auffes. Tout comme ses camarades, il ne roule pas sur l’or. Amoureux de la mer, il l’est aussi de Francine. Persuadé que sa petite condition n’aura gré à ses yeux, c’est pour elle qu’il la veut, l’usine. Francine est une star d’Holivoodeuu, du moins c’est ce qu’elle lui a dit ...

Girelle lui, ne ment pas, mais déborde d’imagination « ça foisonne, ça bouillonne…la dedans ». Fanfaron, il embarque Toinet dans des histoires rocambolesques quite à accepter une commande de 500 000 boites de sardine pour leur fabrique fictive ! Pénible complète le trio…Le poétique, le gentil, l’optimiste, comique par naïveté. Pénible a une tartane qui vogue dans le coeur : son amour pour Margot, dont « les tentacules l’esquichent… ».

Margot, la Tron de l’air, est pourtant amoureuse de Girelle. Partisane au marché central, elle est le moteur des imbroglios. Pour conquérir le coeur de Girelle, elle est prête à tout…se servir de Francine et Malou, ses deux employées, pour tendre un piège à nos faux fabricants de sardines et même séduire ce « pauvre petit Pénible » pour lui soutirer des informations.... C’est un personnage clé, dont les répliques incisives laissent pantois les trois compères.

Au stratagème vient se mêler Bien Aimé des Accoules, le vieux beau sans scrupule…prêt à ruiner notre trio. Garopouloff, c’est grâce à lui que les compères s’offrent l’usine. C’est un russe richissime (nous pouvons nous demander d’où il sort, 15 ans après la Révolution d’Octobre) en vacances sur son yacht. Garopouloff et Bien aimé sont des personnages de clown tragique. Ce sont leurs malheurs qui font rire le public. La Tante Clarisse de Barbentane apparaît et tout est réglé. C’est une vielle dame de l’arrière pays marseillais entre Arles et les Alpilles.

Le mot du metteur en scène…
Frédéric Muhl, pourquoi avoir choisi de monter « Un de la Canebière » ?
« Ce désir est lié à des souvenirs d’enfance, mais aussi à ma première confrontation professionnelle. Avant de m’immiscer dans le théâtre italien et grotesque, la Commedia dell’Arte, pendant que mes copains s’inscrivaient à l’université, j’étais dans une troupe de Music-Hall et jouais des opérettes marseillaises, Un de la Canebière et Trois de la Marine. J’interprétais des petits rôles de comédie qui m’apprirent beaucoup.

J’ai toujours conservé ce souvenir, et comme l’on ne crée que ses souvenirs d’enfance, j’ai mis en scène Zorro, Scaramuccia etc…. L’envie ne m’a jamais quitté de créer, un jour, à ma sauce Un de la Canebière. En découvrant la Commedia à Venise, avec Carlo Boso, j’ai pris conscience que les personnages des opérettes sont issus de cet univers, comme la comédie italienne de Dino Risi, d’Ettore Scola ont été influencées par la Commedia dell’Arte. Ces opérettes sont très méditerranéennes.

Ensuite, j’ai eu des expériences, comme metteur en scène, sur des opéras avec Aix en Musique : La Finta Simplice Mozart/ Goldoni et Don Quichotte chez la Duchesse de Boismortier avec Guy Laurent de Festes d’Orphée.

J’ai toujours souhaité allier comédie et chants sans léser l’un ou l’autre. Outre l’aspect identitaire, que je revendique, ces opérettes sont un moyen de faire jouer les chanteurs et chanter les acteurs dans une communion. La forme espagnole de l'opérette est la Zarzuela et la comédie musicale en est, d’une certaine façon, la forme américaine. Longtemps, l’opérette est apparue comme facile, peut-être, parce que dans les productions, les chanteurs ne s’adonnent pas à la comédie comme leurs illustres aînés Alibert, Rellys et Gorlett issus tous les trois du Music Hall marseillais : une école.

C’est vrai, le propos d’Un de la Canebière est léger, mais en ce temps de mondialisation n’est-il pas complètement ancré dans la réalité lorsque Toinet impose la plus simple des aspirations humaines : un petit cabanon, l’amour et rien d’autre ?
Tous les personnages sont touchants et malgré leurs mensonges, trahisons et compromis, la rédemption leur est offerte à l’exception d’un seul qui reste sur le carreau : le vieux bourgeois. »

Frédéric MUHL VALENTIN

« Un de la Canebière » vue par Georges Crescenzo
(neveu de René Sarvil)
« Pourtant créé en 1936 sous les lambris aurifiés du théâtre à l’italienne des Célestins de Lyon, puis au Variétés de Paris, n’a rien perdu de sa verve à être représenté sous le chapiteau à ciel ouvert des CARBONI.

Mieux encore, la relative absence de moyens, le parti pris du dépouillement de la mise en scène, la précarité de l’acoustique (pour la musique en plein air) permettra au texte et à l’intrigue de prouver qu’ils peuvent fonctionner de façon autonome. Le génie de la musique de Vincent Scotto devenu joker de luxe pour la circonstance. L’on rit quand c’est drôle, l’on pleure, (de rire) quand c’est triste (les amours contrariés de Margot) et le public toutes générations confondues, une fois la surprise passée devant la hardiesse d’une CAN’ CAN’ BIERE délocalisé en typique, entonne les paroles de Sarvil et les mélodies de Scotto comme un seul homme, conquis d’avance, sur qu’il était de retrouver une nostalgie novatrice à la sauce Carbon(ar)i.

Les maquillages opalescents et les lèvres carminées de ces jeunes acteurs donnent un éclairage poétique aux personnages de Sarvil qu’il n’avait peut être pas imaginé; la magie du « direct » malgré l’absence du symbolique rideau rouge, agit à plein; certes la contemporanéité de l’adaptation transforme Tante Clarisse de Barbentane en Madame Sarfaty de l’Estaque-Rio, mais sans perdre le moins du monde son caractère burlesque, et puis Monsieur « Bien allumé des Ampoules » est un très convainquant suborneur de petites fleuristes. Ce théâtre machiste à l’origine est ici exceptionnellement articulé sur un trio féminin dont il eut été dommage de se priver. Ces Pierrots maritimes tombés de la lune mais pas de la dernière pluie ont hérité des plus belles Colombines qui soient. Les pointus du pont du Vallon des Auffes ayant dans l’intervalle remplacé les gondoles du Rialto.

Il manquait pour que ce théâtre soit réactivé, qu’un oeil neuf s’y pose. L’oeil d’une bande de jeunes effrontés talentueux et amoureux de leur art, c’est ce qui pouvait arriver de mieux aux Sardines de la Tante Clarisse dont on est sur maintenant qu’elles resteront les meilleures. »

Georges CRESCENZO, 29 juin 2007 Neveu de René SARVIL

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di 10 janvier 2010
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Vitré
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Palais Royal (ex Rouge-Gorge)
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sa 10 juillet 2010 21h30
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Château de l'Empéri
Plein air
ve 13 août 2010 21h15
Dans le cadre de l'évènement : CANEBIÈRE - LA 100ÈME
Marseille - Port Antique (100ème représentation)
Jardin des Vestiges - 9 rue Henri Barbusse
lu 16 août 2010 21h30
Noirmoutier (85)
Cour du Château de Noirmoutier
Plein air
ve 24 septembre 2010 20h30
Saint Amand les Eaux (59)
Théâtre / Grand Place
Jardin de l'Abbaye
ma 28 septembre 2010 20h30
Rugles (27)
Chapiteau des Tréteaux de France
du 18 janvier au 05 mars 2011
Paris - Théâtre 14
20 Avenue Marc Sangnier
75014 Paris


SPECTACLES : UN DE LA CANEBIÈRE1, 2, 3, SCAPINOSARVIL...LE JASS MARSEILLAIS
ÉVÉNEMENTS : CANEBIÈRE - LA 100ÈMELA POSADA DES CARBONILES QUEYRASCENES
THÉÂTRE AMBULANTTROUPEAGENDAcontacts & partenaires

Graphisme : Johann Hierholzer